Un marathon ça se prépare, c'est la base de toute performance

 
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Croquettes sans céréale pour Gaya
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Philippe Roustant : « Hulk ne connait pas les friandises: il bosse pour ses croquettes habituelles.
Aujourd'hui, l'appétence voire même le comportement compulsif avec la nourriture est devenu un critère de choix d'un chiot, donc un critère de sélection.
Causons un peu technique : j'ai résolu de ne jamais nourrir Huk (2 mois) dans une gamelle : il doit gagner ce qu'il mange en travaillant...
Le résultat est spectaculaire. Le chiot est branché sur moi et sur la nourriture avec le même comportement compulsif, toujours en quête...
Il mange trois fois par jour ; parfois en piste, parfois aux positions, parfois en suite, parfois en fixation de tête.
Belle concentration (tenue d'environ 1 minute, au milieu des chiens).
Je me suis dit que si tout le monde procédait ainsi, beaucoup de problèmes relationnels seraient évités ; y compris chez les chiens de monsieur tout le monde!
Nourrissez en promenade, c'est hyper efficace! 
Les aliments chiots sont souvent un peu trop riches et dans d'autres pays européens il est fréquent de rencontrer des compétiteurs qui nourrissent leur chiot avec un aliment adulte, jusqu'à ce qu'il ait atteint sa taille adulte et qui ne lui donnent un aliment "junior" qu'au moment de compléter sa masse musculaire. Les chiens sont programmés génétiquement pour atteindre une certaine taille et un certain poids. Sauf à nourrir assez mal pour aboutir à des carences et à du rachitisme, on ne changera pas le résultat final. La seule chose qui peut varier c'est l'âge auquel le chien atteindra sa taille définitive et la rapidité de sa croissance. Avec une grande race, il est prudent de ne pas pousser la croissance au delà de sa vitesse naturelle pour éviter des problèmes de tendons et d'os (pan-ostéïte )».

La suralimentation d'un chiot est nocive. Elle augmente le risque d'obésité sans accroître la taille adulte ni améliorer le développement musculo-squelettique ; par contre, elle accélère le rythme de croissance, ce qui favorise le développement d'un certain nombre de troubles squelettiques graves : Ostéochondrite disséquante =
- mauvais aplomb des membres 
- subluxation du coude 
- affaissement du jarret 
- dysplasie de la hanche

La nutrition doit permettre à l’organisme du chien de sport de faire face à une dépense énergétique accrue, modifiée qualitativement, et à un stress biologique à la fois organique et psychologique lui-même inducteur de besoins nutritionnels très spécifiques. Pour rendre l'énergie facilement disponible et rapidement utilisable par l'organisme à l'effort, il apparaît indispensable de se tourner vers des aliments hyperdigestibles, d'encombrements alimentaire et fécal faibles.

Une alimentation parfaitement équilibrée et surtout adaptée au volume d'effort demandé à l’animal et au stade d’entrainement ou de compétition, contribue grandement à prévenir l’émergence de pathologies métaboliques, osseuses, musculaires et tendineuses.
De plus pour dresser avec des méthodes modernes qui n'utilisent plus la brutalité, on doit pouvoir nourrir pendant le travail sans risquer un retournement d'estomac, il faut donc pouvoir utiliser une nourriture sèche qui n'encombre pas inutilement le système digestif de son chien.

 

 

Bien sûr il y a le BARF, mais qui dit chien de sport dit aussi dressage ( lien ) et je me voyais mal distribuer des os charnus et autres morceaux sanguignolents, ensuite pour un chiot : le gruyère = trop de calcium et de sel, le foie = trop de vitamine A et long à préparer, le jambon beaucoup trop salé etc... donc puisqu'au début on distribu la totalité de la gamelle, les croquettes sans céréale de la ration font très bien l'affaire. Ensuite, adulte il y a la compétition avec de nombreux déplacements à prévoir et organiser. Dans ces conditions le BARF devient très vite ingérable, heureusement il existe des aliments secs de qualité qui permettent et de dresser, de récompenser et de de nourrir convenablement un chien de sport qui voyage.

Remarquable « machine » biologique  hors du commun (on le serait en faisant 200 km par jour en courant), le chien de traîneau fut l’objet de très nombreuses recherches scientifiques conduites par des vétérinaires d’universités américaines ou d’écoles vétérinaires françaises comme l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort et en particulier dans le service du Professeur Dominique Grandjean ( lien ) :

« En alimentation, un aliment adapté se devra de :

  • fournir une énergie de qualité optimale en quantités adéquates,
  • minimiser autant que possible le volume et le poids du contenu intestinal,
  • aider à maintenir un état d’hydratation convenable de l’animal,
  • contribuer à optimiser les résultats d’un entraînement bien conduit,
  • combler les vides physiologiques induits par le stress. »

Question d'une journaliste: Pourquoi cette passion pour la nutrition et les soins chez les chiens de traîneaux ?

« Je dois reconnaitre qu’intellectuellement c’est très stimulant. Justement parce que ce n’est pas une science figée comme l’anatomie. Une fois qu’on sait que le coeur a telle configuration, il ne risque pas de changer dans les siècles à venir…(…) l’alimentation, c’est comme un gigantesque puzzle à concrétiser avec 50 nutriments d’un coté et 10, 20, ou 30 matières premières ou ingrédients de l’autre. Il faut donc commencer par bien connaître chacun de ces nutriments, par voir comment ils sont absorbés, transportés, métabolisés, comment ils sont utilisés par les cellules, etc…. on prend des matières premières, ça peut être des céréales, des graines, fourrages, viandes, poissons ….On appelle ça formuler un aliment. Il faut aussi que l’animal ait envie de le manger.. il y a des tests sur l’appétence et la digestibilité… on étudie ce qui se passe dans le tube digestif, ce sont des choses qui se voient tout de suite… si un aliment n’est pas digeste, le chien va en consommer 100 grammes et en évacuer 300 sous forme de selles. Si au contraire, la digestibilité est bonne, il n’en évacuera que 30 g, c’est vraiment une réaction instantanée. Tout ça peut se mathématiser, se modéliser, c’est ouvert à la réflexion parce qu’il y a une grande diversité au sein des espèces animales et au sein même d’une seule espèce comme le chien, c’est passionnant ! ...............L’Alpirod fit faire à son époque un bond considérable au sport, à la préparation des chiens, prévention des problèmes en santé canine sportive. J’avais une équipe de 10 vétérinaires spécialisés venant du monde entier qui veillait sur les chiens, et on a fait des découvertes sur les diarrhées, les anti inflammatoires, les acides gras, le rôle des protéines…» Dominique Grandjean

Besoin nutritionnel du chien de travail préconisé par le Pr Dominique Grandjean :
Protéines :
Assemblage de 20 acides aminés dont 10 sont indispensables : lysine, arginine, histidine, valine, leucine, isoleucine, méthionine, phénylalanine, tryptophane et thréonine
Grande tolérance des chiens adultes en bonne santé pour la teneur en protéine : de 20 à 50 %
Stress au travail : le besoin devient important, qualitatif et précis (mini 35 %)
Si elle peuvent nourir, elles servent avant tout à construire, en permettant la synthèse des os, des muscles, des structures nerveuses, etc., bref tout ce qui fait vivre un chien.
Contrairement à une idée répendue, limiter l'ingéré protéique pour enrayer la diminution de filtration du rein dû au vieillissement d'un chien est inefficace. Il est maintenant reconnu qu'une baisse de la teneur en phosphore de l'allimentation peut, par contre, avoir une action positive.


Lipides :
Apport énergétique, principal "carburant" du chien.
Acides gras essentiels Oméga 3 et 6, rôle structural pour constitution des membranes de toutes les cellules, rôle fonctionnel précurseurs  de médiateurs des cellules ou d’hormones.
Jusqu’à 30 % de la ration.

Il faudra toujours nourrir et débuter la saison d'entraînement en tenant compte que l'organisme du chien nécessite entre 4 et 8 semaines de conditionnement alimentaire pour préparer son métabolisme et ses muscles à utiliser les lipides en ne perdant jamais de vue que la seule et unique raison d'être d'un programme d'entrainement est de permettre à l'organisme, de transformer l'énergie et de générer la seule molécule utilisable par les muscles : l'ATP.


Glucides : aucun besoin spécifique

Comme tous les mammifères, le chien à un besoin métabolique en glucose pour faire fonctionner son cerveau, néanmoins, le chien présente, comme de très rares autres espèces animales, une particularité fondamentale : le chien peut maintenir sa glycémie (taux de glucose dans le sang) sans disposer d'aucun apport glucidique dans son alimentation ; ce sont, dans ce cas, certains acides aminés que l'on trouve dans les protéines qui permettent la synthèse du glucose. Les risques de carence en glucose sont donc inexistants chez le chien. Attention cela présente toutefois un risque pour les chiens de sport, si la ration est carencée en lipides (énergie) l'organisme va utiliser les protéines de la ration pour fournir l'énergie dont il a besoin, au lieu de les utiliser pour construire ou réparer muscles et tissus, et si il n'y en a pas assez dans la ration, il ira en puiser dans sa propre musculature. D'autre part, les glucides (amidons, hydrates de carbonne) de l'alimentation provoquent chez le chien de sport, un inutile surcroît de stockage de glycogène privilégiant à l'effort l'anaérobiose lactique très mal tolérée par le muscle du chien (fatigue musculaire, crampe, arrêt de l’effort).

Fibres  solubles et insolubles. Elles sont constituées par l'ensemble des glucides qui ne sont pas digérés à la sortie de l'intestin grèle (cellulose, hémicélullose, lignine, matières pectiques....) pour l’hygiène digestive  de 2 à 5 % maximum de la ration. Si elles ne sont pas en excès, elles sont un substrat de fermentation pour la flore bactérienne du gros intestin et contribuent à son équilibre. Comme chez l'humain attention à l'acide phytique qui diminue grâvement la disponibilité digestive de certains minéraux.

 


Ces recherches, effectuées en collaboration avec les mushers, permirent bien sûr de mieux adapter l’aliment aux besoins de ces chiens, mais aussi de prévenir certaines affections classiques de la médecine sportive (problèmes musculaires ou osseux, diarrhées de stress). Et les résultats obtenus sur ces « formules 1  canines » assurèrent de nombreuses améliorations dans la connaissance nutritionnelle du chien de "Monsieur tout le monde".

 

Le chien ne digère pas au moins ces 9 aliments qu’il faut éviter ou limiter pour certains et immédiatement proscrire pour d'autres:

  1. l’amidon : (le riz, le maïs, le pain, les pattes, la pomme de terre, les gâteaux secs , etc...) même si sa digestibilité est nettement améliorée par une cuisson poussée à très haute température, sa digestion reste souvent plafonnée compte tenu d'une activité amylasique médiocre et doit être évité en particulier chez les chiens qui travaillent. Par ailleurs il augmente notablement le volume de la ration, or une augmentation, même faible, du volume ingéré, se traduit par une digestibilité abaissée, et des fèces plus humides pouvant conduire au ramollissement. De plus, la digestion glucidique peut modifier l'absorption d’autres constituants de la ration, comme les protéines, certains électrolytes et l'eau. Une faible digestibilité de l'amidon ne réduit pas que la digestibilité des protéines, dans le même temps, on observe une forte diminution de l'absorption du sodium et du potassium. Enfin, élément très négatif chez le chien de sport : le turn-over hydrique intestinal est également modifié par l'ingestion de glucides faiblement digestibles.
    Royal Canin écrit que l'amidon n'est pas ou mal digéré seulement par « certaines races de travail à port d'oreilles dressées qui sont fréquemment très mal pourvues en amylase pancréatique » traduction tous les bergers Belge et les bergers Allemand non morpho, ainsi que « les chiens de traîneau » alors là ça en fait un gros paquet, parce que si le Français moyen s'imagine que ça doit être seulement le husky et ses trois cousins nordiques, de part le monde, le traîneau et les sports de trait utilisent en réalité une multitude de chiens croisés ou non, braques, pointers, setters, greyhounds et autres lévriers ou chiens de chasse rapides et endurants à port d'oreilles tombantes ( lien ) . Les alaskans (chiens issus de ces croisements) représentent actuellement environ 90% de la population mondiale de chiens de traîneau de compétition, le greyster (croisements entre un chien de chasse, le braque allemand, et un pur sprinter, le greyhound américain) est maintenant le roi des épreuves courtes (de 4 à 20 kilomètres par manche, selon le nombre de chiens attelés) et de la Pulka scandinave. Donc il s'agit de désinformation diffusée dans un but purement commercial et sûrement très lucratif pour la marque, chez qui hors mis le 4800 à plus de 100 euros les 15 kg, il n'y a rien de vraiment interessant pour un chien de sport et encore il faudrait que j'en donne 440 gr à Gaya qui pése 24 kg alors que 320 à 340 gr de NUTRIVET «INSTINCT» NUTRITIVE & HEALTH que j'approvisionne pour moins de 52 euro les 12 kg chez mon fournisseur, lui conviennent.
  2. le chocolat : contient de la théobromine très toxique pour le chien.
  3. l’ail (et le poireau cru ou cuit) : la famille des alliums contient un dérivé soufré le thiosulfate ( n-disulfure propyle) qui (et pas que chez le chien), détruit les globules rouges et entraîne une anémie, ce qui est évidement très dommageable pour un chien de sport. En agissant sur une enzyme présente dans le globule rouge, on épuise la cellule de phosphate déshydrogénase (PD), dont la fonction est de protéger la cellule contre les dommages oxydatifs naturel
    Comme il détruit les globules rouges (effet opposé à l'usage d’EPO chez le sportif tricheur) même à très petites doses, il fluidifie un peu le sang qui circule plus vite et apporte donc plus vite l'oxygène aux muscles mais en moins grande quantité puisque c’est le travail des globules rouges. Effet de courte durée et très pervers, donc toujours à éviter et en particulier dans un but antiparasitaire même si c'est une méthode dite "naturelle" les poisons sont souvent eux aussi naturels. Un chien peut s'intoxiquer en en mangeant une grande quantité d'un seul coup, ou en en ingérant un petit peu de façon répétée.
    En cas de surdosage (vite atteint) attention aux symptômes suivants : vomissements, diarrhée, faiblesse, tachypnée (essoufflement), tachycardie (rythme cardiaque trop élevé), anémie (muqueuses pâles), ictère (muqueuses jaunes), hémoglobinurie (urine rouge ou rougissante, présence d'hémoglobine). Il semblerait que ce soit aussi un handicap pour le cheval pourtant herbivore (en tout cas un débat est en cours dans le monde équin avec les pours et les contres).
  4. les oignons : même chose que l'ail en plus toxiques. La dose toxique pour un chien est d'environ 5 à 10 g d'oignon par kg de poids. Pour un chien de 10kg cela correspond environ à 1 oignon entier. L'intoxication évolue sur plusieurs jours. Elle débute par une baisse d'entrain et de la fatigue. L'animal peut présenter des vomissements ou de la diarrhée, et des difficultés respiratoires. Mais le signe le plus caractéristique est la coloration des urines (hématurie), qui sont foncées, voire marron.
  5. les épices : le système digestif du chien n’est absolument pas prévu pour.
  6. la solanine : la pomme de terre, la tomate ( fruits encore verts, feuilles et tige) et l'aubergine en contiennent. Détruite par la cuisson haute température, elle commence à se décomposer à 243°C et son point de fusion est de 285°C . La teneur moyenne de la chair qui peut augmenter très fortement en cas de verdissement (doses également très toxique pour l'homme), au centre du tubercule de pomme de terre est comprise entre 1,2 et 5 mg/100 g, tandis que dans la peau et dans ses germes (2 à 3 % de la masse du tubercule) elle varie de 30 à 60 mg/100 g. Le chien peut parfaitement consommer de la pomme de terre bien cuite et en particulier de la farine qui a été convenablement débarrassée de la peau et de ses germes, sans excès toutefois car comme les céréales, si elle contient aussi des protéines en plus du phosphore, du calcium et de la vitamine C, il s'agit pour 75 à 80% de glucides. A noter que la farine de pomme de terre est différente de la fécule de pomme de terre car elle est cuite et déshydratée avant d'être broyée ; la fécule est obtenue par des procédés physique à partir de pommes de terre crues et contient quand à elle 99% d'amidon par rapport à la matière sèche.
  7. Dans une certaine mesure, le blanc d’œuf cru  contient de l'avidine, qui détruit la biotine, vitamine B8, mais comme le jaune d'œuf cru en contient beaucoup cela peut s'annuler si on donne l'œuf cru entier. La biotine est utile au métabolisme des protéines et des graisses. L'avidine est détruite par la cuisson, le blanc d'œuf cuit devient par conséquent une très bonne source de protéines de haute qualité. Attention le jaune d'œuf cru source de bonnes graisses, perd toutes ses propriétés antioxydantes si il est cuit et n'a par conséquent plus aucun intérêt. Ceci est également valable pour l'homme, l'œuf à la coque étant la référence des nutritionnistes.
  8. Les légumes crus et les végétaux crus en général. Le pancréas du chien ne fabrique pas de cellulase, par contre on peut très bien lui donner des carottes et des haricots verts à condition qu'ils soient bien cuits.
  9. Le raisin : le principe toxique du raisin n’est à ce jour pas connu. La dose toxique de raisin frais chez le chien est de l'ordre de 10 à 50 g/kg. Ainsi, une grappe de raisin frais peut être fatale pour un chien d’une dizaine de kilos ! Le raisin sec étant plus concentré en principe toxique, la dose toxique est plus basse.
    En cas d’intoxication, les premiers signes cliniques apparaissent dans les heures suivant l’ingestion. Cela se manifeste par des signes digestifs (vomissements, nausées, diarrhée, douleur abdominale) et généraux (abattement). Habituellement, l’intoxication évolue sur quelques jours. Dans les cas les plus graves, une insuffisance rénale aiguë se développe en 48 à 72 heures, avec diminution de la production d'urine et augmentation du taux d'urée sanguine. Dans ces cas là, le pronostic est alors très réservé.
  10. On trouve aussi maintenant sur le marché des croquettes avec des céréales complètes sans aucune garantie d’être issue de culture biologique.  C’est DU POISON !
    En effet les pesticides déversés sur les cultures non biologiques sont normalement éliminés par le raffinage, dans le cas de céréales non raffinées (c'est-à-dire complètes) les résidus de pesticides qui sont concentrés dans l’embase protéique des graines sont conservés puisque c’est  justement ce qui serait éliminé par le raffinage. Ces fabricants sans scrupule ont trouvé un nouveau moyen d’augmenter encore un peu plus leurs profits en économisant le raffinage au mépris d'empoisonner leurs clients. Il semblerait qu’aucune loi n’interdisse la vente de céréales complètes non biologique puisqu’on en trouve aussi maintenant dans des petits déjeuner pour enfant.


Digérer des céréales est très difficile pour un chien car il faudrait qu'elles passent deux fois dans son tube digestif pour être digérées. Le chien ne mâche pas ses aliments, si il adore ronger un os, il déchiquète ce qu'il y a autour en lambeaux et dame nature a prévu qu'il les avale tout rond ! Puisque le chien ne mâche jamais, à la différence de la salive de l'homme, celle du chien (la bave) contient du mucus qui est une substance visqueuse qui protège le pharynx lors de la descente des aliments vers l'œsophage, et parce qu'il n'en a pas besoin (il ne mâche pas), elle est dépourvu d'amylase cette enzyme participant à la dégradation des glucides ou hydrates de carbone en énergie métabolisable et de cellulase, autre enzyme participant à la dégradation des particules de cellulose contenues dans les végétaux crus.


Les glucides ou hydrates de carbone qui sont issus des céréales (pain, pattes, riz), considérés comme la meilleure source d'énergie pour l'homme sont donc très médiocres pour le chien et présentent aussi, d'autre part, l'inconvénient majeur d'accélérer la fatigabilité musculaire par formation anticipée d'acide qui s'accumule dans les muscles (lien). L'acide lactique ne crée pas l'acidité, il l'accompagne et cette accumulation est mal tolérée par le muscle (fatigue musculaire, crampe, arrêt de l’effort) et dans la circulation sanguine en général (acidose, hyperammoniémie, fatigue générale).

A partir du moment où l'aliment est riche en lipides et en protéines, les chiens n'ont pas besoin de glucides ou hydrates de carbone puisqu'ils fabriquent du glucose à partir des acides aminés.

Catabolisme protéique : Les acides aminés ramifiés (leucine, isoleucine et valine) peuvent constituer 5 à 10% de l'apport énergétique oxydatif musculaire. Les groupements aminés sont transférés au pyruvate pour former l'alanine et à l'acide glutamique pour donner de la glutamine. Alanine et glutamine sont relarguées dans le sang, puis prélevées par le foie qui va les utiliser aux fins de syhthèse du glucose. Ce dernier est à son tour relargué dans le sang, devenant disponible pour son oxydation musculaire.

Dans une étude récente, des chiens en entraînement intensif ont été nourris avec des taux de protéines allant de 16% à 40%. Les chiens nourris avec des aliments pauvres en protéines (16% et 24%) ont été blessés lors des entraînements et tous les chiens dont le régime alimentaire n’excédait pas 16% de protéines ont dû arrêter l’entraînement à cause de leurs blessures. Les chiens nourris avec 32% et 40% de protéines n’ont pas été blessés durant l’entraînement. Les chiens de travail, dont les calories de leur alimentation provenait à 19% des protéines, avaient aussi un apport en oxygène diminué et moins de globules rouges que les chiens nourris avec une alimentation contenant 24, 32 ou 40 % de protéines. Les chiens nourris avec 40% de protéines avaient une circulation plasmatique plus élevée que les autres groupes, ce qui indique que l’augmentation des besoins nutritionnels découlant d’un entraînement soutenu ne peut pas être comblée par un régime pauvre en protéines. Les protéines de bonne qualité sont importantes afin de réduire le risque d’anémie sportive. Pour information: les résultats de ces études sont repris dans le bulletin d'information de septembre 2013 n°13 LIGNEES, bimestriel édité par Purina Proplan (NESLE) dans un dossier "Alimentation des chiens de chasse". Ils savent, je cite : « Titre du paragraphe : Un niveau plafonné de glucides. Texte : A partir du moment où l'aliment est riche en lipides et en protéines, les chiens n'ont en principe pas besoin de glucides dans leur alimentation. Ils fabriquent du glucose à partir des acides gras et des acides aminés. » Ils ont écrit ça noir sur blanc, mais ils persistent à mettre des céréales dans leur croquettes pour des questions de profit donc de pognon ! Par contre ils n'hésitent pas à en dépenser un maximum pour leur "com".

Ayant été élevé à la campagne, c’est sans doute pourquoi je n’ai jamais vu aucun chien, même affamé ou gourmand, allez manger le grain des poules, pourtant répandu en grande quantité sur le sol ou dans des mangeoires par mon grand-père. Même si il m’est arrivé récemment de lire quelque part que sa dentition lui permettrait ? Les céréales sont des graines, issues de cultures humaines qui ne sont disponibles dans la nature qu’au moment des moissons et ce, même pour les herbivores sauvages ! C'est-à-dire seulement à peine 1 mois sur 12, et encore moins maintenant avec les moissoneuses batteuses modernes.........Ce qui ne saurait nourrir un animal à l'état sauvage toute l’année. Donc dans l'estomac de leurs proies herbivores, les chiens mangent principalement de l'herbe prédigérée et que très exceptionnellement des graines. Lorsque la proie a absorbé des végétaux quelques heures auparavant, ces derniers ont été broyés et mélangés dans l'estomac pour former une sorte de purée appelée chyme. C'est cette purée qu'absorbe alors le carnivore sauvage. Dans les aliments préfabriqués pour carnivores domestiques, c'est la cuisson des végétaux qui les rend accessible au système digestif du chien.

A signaler que certains fabricants sont à la limite de l'escroquerie, en tout cas c'est de l'abus de confiance : sous couvert de réglementation européenne, ils multiplient les céréales et les ingrédients dans le but de modifier les valeurs relatives:
En effet si vous lisez: viandes 18%, maïs 12%, blé 8¨% , orge 6% , flocon d'avoine 3%
Vous pouvez traduire: céréales 29% , viandes 18%
Voyez-vous la grosse arnaque ??????????????

 

Notre chien domestique est un carnivore "mangeur de viande"

 

Les recettes de grand-mère, l’à peu prés ou les essais ne s'adapteront jamais à l'alimentation correcte du chien de sport. Vous rétorquerez que de tout temps, les chiens ont été nourris des restes de table, de ferme et qu'il y a 1 siècle, à part le saumon et le phoque, pas de croquettes (on entend ça tous les jours). Oui mais les chiens de table et les chiens de ferme ne fournissent pas une énergie capable de propulser un traineau à 30km/h de moyenne sur 100 kms et au siècle dernier l'équivalent des1700 kms de l'Iditarod ( lien ) d'aujourd'hui étaient parcourus en 1 mois et maintenant en 8 jours ! Un chien de "table" et un chien du siècle dernier avait une moyenne de vie de 8 ou 9 ans, aujourd'hui, un chien de traineau, à 11 ans court encore les courses les plus élevées.

Un chien de traîneau de compétition est maintenant systématiquement nourri à l’aide d’un aliment complet sec « nutritionnel » (croquettes), riche en protéines (de 30 à 40%) et en matières grasses (son carburant énergétique de l’effort : de 20 à 30%). Ces croquettes sont hyperdigestibles (ce qui signifie que leur digestion est très facile et rapide). Elles contiennent des concentrations plus élevées en éléments indispensables (on parle de nutriments essentiels, ils sont 50).
Selon le type de compétition et la température extérieure, le besoin énergétique quotidien varie entre 2 000 et près de 12 000 kcalories sur l’Iditarod (soit, pour un chien d’une vingtaine de kilos, pas moins de 6 fois plus qu’un homme adulte de 80 kg exerçant une activité physique importante dans son travail!).

Les sources énergétiques chez le chien sont constituées par :
- des glucides stockés sous forme de glycogène dans le foie et les muscles. Leur concentration est un peu plus élevée (2 à 3%) chez les sujets entraînés à effectuer des exercices musculaires soutenus et prolongés.
- des triglycérides des tissus adipeux et musculaires qui correspondent respectivement à 20% et à 1% du poids du corps chez un sujet en état d'entretien correct. Du fait de ce relais métabolique, on n’observe pas de fatigue chez le chien suite à une carence en énergie glucidique.

Notons que la flore intestinale du chien est beaucoup moins dense que celle de l'homme (environ 10 000 bactéries par gramme contre 10 000 000 de bactéries par gramme chez l'être humain), et ce pour une raison très simple. Le chien est physiologiquement bâti comme un carnivore "mangeur de viande", alors que l'être humain est conçu comme un omnivore "mangeur d'aliments variés". Chez un carnivore, l'estomac effectue la majeure partie du travail de digestion, d'où un milieu gastrique beaucoup plus acide que celui de l'homme, mais ses intestins, à l'inverse, n'ont théoriquement pas "besoin" de savoir traiter une grande variété d'aliments, puisqu'un carnivore, à l'état naturel, consomme essentiellement des matières animales. Cela ne signifie pas que la flore intestinale du chien est incapable de s'adapter à de nouveaux aliments, mais que son temps d'adaptation est plus long que chez un être humain, naturellement "équipé" dès le départ pour digérer aussi bien la viande que les légumes, les fruits, les féculents, le poisson, les œufs etc. C'est pour cette raison qu'on recommande, et c'est important, d'effectuer progressivement les changements d'alimentation chez un chien (en général sur 3 semaines), afin de lui permettre de renforcer sa flore intestinale face à ce nouvel aliment.

D’autre part et Il est très important de connaitre ce qui suit quand on a des chiens de sport et ce, même si une compétition de Ring ne semble pas aussi exigente en besoin d'énergie qu'un entrainement de canicross et encore moins qu'une course de traineau.

Si le métabolisme énergétique humain est essentiellement glucidique (basé sur les hydrates de carbone), chez le chien il est essentiellement lipidique. Les graisses animales sont très bien digérées par le chien, dont le métabolisme lipidique est très différent de celui de l’homme. Si Royal Canin (et d'autres aussi) préfére utiliser une forte proportion de graisse végétale (huile de coprah) c'est encore et uniquement une question d'argent, partant du principe que si il est uniquement question de fournir de l'énergie, les graisses se valent toutes. Dans la pratique et quelqu'en soit l'origine, on veillera à ce qu'elles ne soient ni rances ni cuites dans le cas d'une ration ménagère.

Chez le chien, le métabolisme des lipides (et aussi des protéines issus de la digestion puisque l’excès d’acide aminés peut être valorisé en énergie, le stockage étant impossible) est également très dépendant des races. Le recordman du "meilleur" métabolisme, celui qui restitue la plus grande quantité d'énergie, est l'Alaskan ( lien ) qui n'est pas un chien de race enregistrée mais un type de chien utilitaire. Il n'y a pas de sélection sur l'esthétisme de l'Alaskan, mais sur ses performances physiques. IL est issu de nombreux croisements volontaires de quelques races et espèces initiales, stabilisé en lignées. Certains sujets sont capables de métaboliser des rapports lipo/protéiques jusqu'à 45/45 avec une "efficacité" de plus de 70% !

Les réserves lipidiques sont constituées principalement de triglycérides. L'intérêt que présente le métabolisme énergétique lipidique est que le facteur énergétique des triglycérides est bien supérieur à celui du glycogène. La forme d’énergie directement disponible pour les processus cellulaires consommateur d’énergie est l`adénosine triphosphate ou ATP. L'oxydation d'un gramme de triglycérides fournit prés de 2 fois 1/2 l'énergie d'un gramme de glycogène sous forme d'ATP (9,5 kcals contre 4 kcals environ).

Le métabolisme énergétique des lipides à un seul désavantage, c'est que contrairement au glycogène, les triglycérides nécessitent obligatoirement la présence d'oxygène pour être utilisées.
Cela implique impérativement que leur utilisation se fasse en filière aérobie exclusivement. Pour cette raison, à cause de son métabolisme à dominante lipidique, le chien ne peut absolument pas travailler en filière anaérobie, même pendant une durée très courte!
En voie aérobie, si le muscle reçoit à volonté les substrats qui lui permettent de l'alimenter (oxygène, glucose, acides gras libres), elle a une capacité théorique infinie.
Aucun déchet n'est produit. Le principal facteur limitant de la voie aérobie se situe en amont : c'est le débit maximal d'oxygène que peut recevoir le muscle la "VO2 Max" ( lien ) .
La consommation d'oxygène dépend :
- du débit cardiaque,
- de la ventilation et des échanges alvéolaires,
- de facteurs tissulaires locaux (circulation musculaire, intensité de la voie aérobie) qui assurent le prélèvement de l'oxygène.
Ainsi, le sang du chien contient 52% de globules rouges alors que celui de l'homme (sauf peut-être Lance Armstrong ) qui métabolise principalement les glucides n'en contient que 40%, un cœur qui bat plus vite que celui l'homme et donc un organisme qui lui permet en plein effort, une oxygénation beaucoup plus importante d'un meilleur carburant, à condition d'être nourri en conséquence.

A l'entrainement comme en compétition, le danger d'un manque d'oxygène est d'autant plus réel que l'entrée dans cette phase (appelée seuil anaérobie) n'est pas perçue. L'organisme ne possède pas de moyen de signaler qu'il entre dans cette phase.
Cette voie énergétique est génératrice de protons H+ qui acidifient la fibre musculaire. Cette phase était autrefois appelée filière anaérobie lactique. La glycolyse anaérobie utilise le glucose et le glycogène musculaire pour régénérer des molécules d’ATP mais produit en contre partie un excédent de pyruvate. Habituellement, ce composé pénètre dans la mitochondrie où il est dégradé au cours du cycle de Krebs. Mais, en phase anaérobie, le cycle de Krebs avance moins vite que la glycolyse anaérobie ne peut le faire. Si bien que lorsque la filière anaérobie tourne à haut régime, le cycle aérobie ne peut suivre, le pyruvate s'accumule. Or, quand il s'accumule, le pyruvate capte des protons H+ présents dans la cellule. Ce faisant, il devient de l'acide lactique (lien). Ainsi, la glycolyse anaérobie produit en déchet de l’acide qui s’accumule dans la cellule musculaire et aboutit à une diminution du pH musculaire et sanguin. Ces accumulations d'acides, obligent le système musculaire à ralentir son activité. Si la glycolyse continuait, l'acidité augmenterait rapidement jusqu'à un point où toutes les enzymes s'arrêteraient de travailler et où toutes les cellules mourraient. La douleur, la réduction de la vitesse des réactions et de la contraction préviennent une telle issue.

- l'acidité de la cellule limite l'activité de la glycolyse anaérobie.
- l'acidité de la cellule bloque la contraction musculaire et limite l'utilisation de l'ATP
- l'acidité de la cellule favorise la détérioration des tissus
- l'acidité de la cellule engendre une douleur difficile à soutenir

Il est important de noter, car là aussi beaucoup de fausses informations circulent, que chez le chien, une fois atteinte, il n'est plus possible de sortir de cette phase même en ralentissant l'allure ou en diminuant le travail ou même en stoppant momentanément. Cette accumulation d'acide ne se résorbe pas rapidement mais nécessite plusieurs heures.

En résumé :
L'excès de glycogène musculaire favorisé par l'ingestion de glucides lents (céréales) est un déterminant majeur de la fatigue musculaire puisque son métabolisme autorise son utilisation en phase anaérobie générant l'acidification des tissus musculaire.

Ceci explique aussi et même surtout, pourquoi un chien ne pourra jamais être entrainé et nourri comme un homme, avec les mêmes méthodes ou les mêmes moyens, parce que l'homme a un métabolisme énergétique basé sur les glucides (hydrates de carbone), que ses stocks de glucose sont issus d'apports extérieurs (pain, pattes, riz) et qu'il est "autorisé" à utiliser la filière anaérobie lactique (en simplifiant). Toutes les méthodes "humaines" d'entraînement et la nutrition du sportif humain tiennent bien entendu compte de cela et sont basées là dessus !.
Au début des années 2000, il existait peu d'études sur le métabolisme des chiens de sport et on pensait pouvoir tirer profit de l'entraînement et la nutrition du sportif humain de l'époque pour les transposer au chien, mais, voilà, il se trouve que depuis les bases de l'entraînement humain ont énormément évolué et vouloir encore tenter d'adapter l'entraînement et la nutrition du sportif humain de la précédente décennie au chien, qui on le sait mieux aujourd'hui, ne fonctionne pas comme l'humain, n'est plus la meilleure des choses à faire et est même contre indiqué !

Dans l'établissement d'un programme d'entraînement sérieux, deux principes doivent être respectés : connaitre la principale source d'énergie utilisable lors d'une activité particulière pour le chien qui en principe doit donner la priorité aux graisses d'origines animales et à l'aide du principe de surcharge mettre au point un programme qui développera au mieux l'utilisation de cette source d'énergie.

Le métabolisme basal représente la dépense énergétique d'un chien au repos complet mais non endormi et à jeun dans sa zone de neutralité thermique (température n'entrainant pas de dépense énergétique de thermorégulation) Le métabolisme basal considéré sur 24 heures représente la dépense d'entretien que l'on prend en compte dans les calculs de nutrition, exprimés en Calories par jour.

L'activité musculaire (mouvements, contractions) est responsable de la plus forte dépense d'énergie après le métabolisme basal. On l'estime grâce à la consommation de l'oxygène qui est proportionnelle au travail effectué (jusqu'à la limite du seuil anaérobie).
Ce qui est aussi important à savoir à propos de cette dépense énergétique (paramètre souvent omis ou ignoré), c'est qu'elle ne se limite pas au travail mécanique seul comme on le suppose souvent mais aussi à l'adaptation de l'organisme à l'effort et à la thermogenèse.
Ainsi, il est très important de considérer dans l'élaboration du rationnement le temps d'adaptation à l'effort en fonction du chien qui peut, pour certains chiens et compétitions courtes atteindre la durée de la compétition!  Et aussi la montée en température qui peut pour certains chiens et certaines conditions atteindre les "limites" de l'hyperthermie. A ce niveau, pour limiter ces risques, il conviendra de trouver un compromis entre "quantité de nourriture" et moment de nourrir par rapport à l'effort.
Attention à prendre en compte le facteur nutritionnel : une alimentation mal adaptée tend à "ralentir" les fonctions métaboliques.


Une autre bonne raison de ne pas donner de croquettes "avec céréales", en plus du risque important de favoriser le métabolisme anaérobie et sans même vouloir aborder la contamination, parce qu'on en ignore la fréquence, par des mycotoxines ( lien ) qui sont des substances chimiques produites par des moisissures, est leur taux élevé en amidon. Comme déjà vu au premier paragraphe, le chien a une activité amylasique très faible et de ce fait le chien ne digère pas l'amidon, or l'amidon est difficile à éliminer de l'alimentation et notamment des croquettes sèches qui nécessitent des traitements spéciaux très haute température. Il est donc facile de comprendre que des croquettes destinées à un usage "basse performance" et/ou peu chères ne seront pas pauvres en amidon. En comparaison de la facilité avec laquelle sont digérées les protéines et graisses animales, les aliments riches en fibres et en amidon prennent donc beaucoup trop de temps et dénergie à être digérés par le système digestif simple et court qu’est celui du chien ( l'action digestive engendre deux dépenses énergétiques bien distinctes mais qui "s'additionnent" : le travail digestif + l'assimilation).

 

Un chien de sport (ou de chasse), qui est soumis à des efforts musculaires intenses, brûle entre deux et trois fois plus d'énergie que s'il restait couché au coin du feu et son estomac serait bien incapable de digérer trois fois plus de nourriture sans inconvénient majeur. Il convient donc de confectionner une pâtée plus concentrée dans un volume raisonnable. Les ingrédients susceptibles d'apporter l'énergie nécessaire à notre chien sont les constituants habituels des aliments tel que les protéines, les lipides et aussi les glucides (hydrates de carbone) mais les chiens ont un très faible besoin biologique en glucides, et avec pour ces derniers le risque important de favoriser le métabolisme anaérobie, il faut donc les éliminer pour qu'ils en consomment le moins possible, sauf sous condition, le fructose (sucre des fruits) qui a un statu à part, c'est un monosaccharide très bien digéré par les chiens en petite quantité. Lorsque le chien ingère des glucides (hydrates de carbone) non transformés issus des végétaux, ou lorsqu'il les ingère, même transformés par une cuisson prolongée à beaucoup plus de 100° et souvent même à plus de 300°, l'ensemble de son processus digestif se trouve ralenti. Ce ralentissement entraîne la stagnation des aliments au niveau de l'estomac, puis de l'intestin grêle, où les aliments vont fermenter de longues heures, ce dernier n'étant pas en capacité de les absorber correctement. Ces résidus alimentaires non absorbés pénètrent alors dans le gros intestin (côlon), où une flore microbienne les dégrade sous forme de gaz odorants qui seront évacués, donc impossible d'ignorer qu'il y a un problème.

 

(en %)

Filets de poisson

Muscles
de mammifère et de volaille

Minimum

Intervalle normal

Maximum

Protéines

6

16-21

28

15-23

Lipides

0,1

0,2-25

67

4-15

Glucides (hydrates de carbone)

 

<0,5

 

0,5-1,0

Minéraux (cendres)

0,4

1,2-1,5

1,5

1,0-1,3

Eau

28

66-81

96

65-72

Il conviendra de réajuster ces pourcentages en fonction de la teneur en eau des croquettes qui ne devra pas dépasserer 10 à 12 %

L’activité physique entraîne une usure accrue de la machine animale, le taux de renouvellement des constituants cellulaires s’accélérant ; de plus, la surcharge d’entrainement et de compétitions est inductrice de phases anémiques. Dans ces conditions, le maintient à un taux élevé de l’approvisionnement protéique du chien s’impose.

Le meilleur rapport poids, volume, richesse en énergie et facilité de digestion est sans conteste obtenu par les lipides. La nourriture du chien sportif sera donc plus grasse que celle d'un chien inactif. Au-delà des quantités, le choix des ingrédients est également primordial. Ainsi, la graisse de volaille permet de satisfaire les exigences en acides gras longs saturés, les huiles de poissons SAUVAGES fourniront les acides gras essentiels de la série n-3 indispensables au bon fonctionnement musculaire. Chez les chiens de traîneau actifs, l'apport énergétique des matières grasses représente jusqu'à 70 à 90% de l'approvisionnement des muscles en énergie. Les huiles végétales (lin, olive, colza, coprah etc.) dont les proportions utilisables par le chien sont très faibles, n'ont aucun intéret par rapport aux graisses animales. Si de grandes marques comme Royal Canin en mettent dans leurs croquettes c'est uniquement pour des raisons financières et si un grand vétérinaire ne les contredit pas, c'est uniquement parce qu'ils financent une partie de ses recherches. Par contre la consommation des chairs d'une volaille ayant consommée des graines de lin ou de colza lui sera très profitable.
Le jaune d'œuf à la seule condition qu'il soit donné cru (si possible débarrassé du blanc qui détruit la biotine) qui contient de la lécithine et des acides gras souffrés est une excellente source de vitamines A et E antioxydantes.

Toutes les graisses alimentaires ne servent pas qu'à fournir de l'énergie, certaines sont dites "indispensable" car le chien ne peut pas les synthétiser et il doit donc impérativement les trouver dans sont alimentation. Il existe deux familles d'acide gras indispensables (acides gras polyinsaturés essentiels) Le renouvellement accéléré des structures contractiles va de pair avec un accroissement des échanges membranaires et de leur indispensable perméabilité. Cette dernière est largement conditionnée par son degré de polyinsaturation, dont l’approvisionnement en acides gras essentiels  (Oméga 6 et Oméga 3) est le garant, ce qui autorisera l’intensification du métabolisme énergétique et optimisera les aptitudes sportives.

La série des Oméga 6 que l'on trouve en particulier, pour le chien, dans les graisses de volailles.

La série des Oméga 3 que l'on trouve essentiellement dans les graisses de poissons SAUVAGES (ceux d'élevages en contiennent très peu voire pas du tout). Ces acides jouent un rôle très important dans l'intégrité des membranes cellulaires, dans le fonctionnement du système immunitaire et du système nerveux. Utilisés pour leurs vertus anti-inflammatoires et "oxygènatrices" : ils améliorent le passage de l'oxygène dans les cellules et la déformabilité des globules rouges, propriétés intéressantes chez le chien de sport.

 

Graisses

REPARTITION DES DIFFERENTS ACIDES GRAS (en % des acides gras totaux)

Acides gras saturés

Acides gras monoinsaturés

Acides gras polyinsaturés

Dont acide linoléique (Oméga 6)

Dont acide linolénique (Oméga 3)

Volaille (moyenne)

24 – 40 (28)

42 – 63 (48)

9 – 27 (20)

9 – 25 (18)

≤ 2 (1)

Canard

33.5

50.5

16

15

1

Oie

31

58

11

10

1


CARACTERISTIQUE DE L'HUILE DE SAUMON SAUVAGE

Acides gras saturés

20 %

Acides gras insaturés

80 %

Dont :

Acides gras Oméga-3

30 %

Acides gras Oméga-6

7 %

Acide gras Eicosapentaénoïque (EPA)

9 %

Acide gras Docosahexaénoïque (DHA)

12 %

Energie métabolisable pour 100 ml

3 850 Kj

 

 



 Les protéines, aussi, seront augmentées, mais dans une moindre proportion. Par exemple le fait de passer de 24 à 36% de l'apport énergétique sous forme de protéines permet d'élever l'hématocrite et la concentration en émoglobine dans le sang, et donc de permettre un meilleur transport de l'oxygène quand le chien travaille. On s'attachera essentiellement à leur très bonne qualité (viande, abats rouges, poissons, levure de bière, produits laitiers et œufs). Les protéines d'origine végétale : soja, maïs et autres céréales sont des protéines de très mauvaise qualité pour le chien.

TENEUR PROTEIQUE MOYENNE DES VIANDES

Dinde

22 %

Poulet

19 %

Bœuf

17 %

Porc

16 %

Mais nombre de calories dans 100 g de viande

Porc

290

Dinde

268

Bœuf

250

Poulet

150

Si le porc n'est jamais utilisé dans les alimentations industrielles, ce n'est pas uniquement dû à sa faible valeur protéique, certains "fabricants" s'en contenteraient bien, mais uniquement parce que toutes les parties du porc sont utilisées à l'usage humain.

 

Le foie : contient de la vitamine A

La consommation excessive de Vitamine A et en particulier le foie séché que certains donnent parfois en quantité, comme récompense de dressage à leur chiot, peut entraîner une hypervitaminose A, ce qui entraîne des lésions squelettiques (spondylose cervicale déformante : atteinte des cervicales - sans symptômes, hyperplasie ostéocartilagineuse, une inhibition de la synthèse du collagène, et une diminution du renouvellement du cartilage de croissance du chien).

 

La levure de bière sèche contient :

  • 30 à 40 % de protéines dont des enzymes et de nombreux acides aminés essentiels
  • des minéraux : cuivre, calcium, fer, magnésium, phosphore, potassium et soufre
  • des vitamines : B1, B2, B3, B5, B6, B8 et B9
  • du glutathion et de la choline : deux molécules très importantes pour l'organisme

Aucun risque d' excès d'un élément comme avec un complément classique.
La levure de boulangerie est, quant à elle, moins riche en protéines et en vitamines et elle contient du sucre, donc moins intéressante.

 

Nourrir un chien de sport avec des protéines de haute qualité biologique est un élément essentiel de la réussite:

Il est parfaitement possible de tirer d'excellentes protéines de la viande de volaille mais pas de n'importe quelle façon et pas de n'importe quelle volaille. Le problème ne porte pas sur un excès de la viande de poulet en elle même, mais sur un excès important en collagène (le collagène est un des constituants des os, carcasses, tendons, becs, plumes)

Pourquoi :

Dans l'utilisation des viandes en déchets ou déchets de viande, presque toujours, ces déchets se composent évidement des moins bonnes parties, en plus de tout ça quand ils utilisent des déchets de volailles issus de volailles (même fraiches) d'élevage sur lesquelles ont été prélevés, les muscles dorsaux (blancs de volailles) et les cuisses destinés à l'alimentation humaine, ils écrasent les carcasses surtout composées des membres, peau, cou, tète. Toutes ces parties sont pauvres en bonnes protéines (qui déjà sont pauvres dans les volailles) par contre toutes ces parties sont très très riche en collagène et c'est très très très mauvais!
L'excès de collagène qui arrive rapidement même avec des quantités assez petites de ces parties de volaille données régulièrement, surcharge le réseau de soutien du tissu hématopoïétique qui devient plus visqueux et devient fibreux (cela revient a des effets exactement comme ceux de la maladie appelée myelofibrose métaplasique myéloïde de la rate et du foie), et en plus en freinant le développement des cellules hématopoïétiques. Restez vigilant quand à la moindre apathie, difficulté respiratoire (dyspnée) ou augmentation de la fréquence (polypnée) sans motif, ce sont les signes avant coureur d'un excès de collagène dans l'allimentation.
La vitamine C joue aussi un rôle très important dans la synthèse du collagène et lorsque celui ci se retrouve en excès, l'organisme ne pouvant utiliser que la vitamine C disponible cela pourrait provoquer une carence avec tous les troubles connus de cette carence. Ce qui expliquerait peut-être pourquoi certains préconisent de complémenter par de forte dose de vitamine C dans la prévention de la dysplasie de la hanche chez le Berger Allemand. Dans ce cas ils traiteraient l’effet mais pas la cause, alors que si cela était avéré, ce fléau récurent pourrait se régler par un simple changement de croquettes ( lien ) . Il est important de noter quand même, que le chien, contrairement à l’homme, est capable de synthétiser la vitamine C par le foie, grâce à une enzyme d’origine hépatique : la L-gluconolactone et qu'il n'a en principe pas à être supplémenté.

 

La valeur protéique de toutes les viandes de volailles sont intéressantes quantitativement mais inégales en qualité d'où le peu d'intérêt de connaitre cette valeur si on ne s'arrête qu'à elle. On peut vous vendre des carcasses de poulets broyées et congelées avec mention "protéines 20%" et du bœuf avec mention "protéines 15%" ce qui peut être vrai mais cela ne signifie pas pour autant qu'il faudra moins de poulet que de bœuf pour couvrir les besoins car l'assimilation est toute différente et la qualité des protéines toute différente.

On voit que la dinde à un rapport protéines/calories le plus intéressant. Un autre paramètre (toujours passé sous silence) qui justifie pleinement l'usage de la dinde ou du canard dans les aliments "hautes performances" est leur teneur en Niacine qui est un acide dont la carence survient assez rapidement avec des aliments industriels peu sérieux ou une alimentation déséquilibrée et qui provoque principalement (carence légère) des troubles cutanés et intestinaux qui diminue fortement l'assimilation des aliments. Cette carence est assez fréquente mais souvent d'un diagnostic difficile et les symptômes peu "évocateurs" bien que responsables chez des chiens de travail (traineau en particulier) de ces troubles.
Aussi appelée PP la vitamine B3 correspond à deux molécules : la niacine (acide nicotinique) et son amide la nicotinamide, cette vitamine est difficile à incorporer "manuellement" et la viande de dinde ou de canard est donc pour cela aussi très favorable. Pour info, une carence importante (qui est quand même trés rare) entraine en plus des troubles neurologiques et psychiques.
Il existe d'autres raisons qui privilégient la viande de dinde ou de canard, comme son monogramme à large spectre. Mais aussi que des taux de protéines de viandes rouges, surtout mouton ou agneau, supérieurs à 20% peuvent entraîner à terme une détérioration de la fonction rénale. C'est une des raisons qui fait que vous verrez normalement dans la composition des aliments sérieux supérieur à 20% de protéines des "mélanges" bœuf/volaille avec un rapport privilégiant la volaille mais qu'à partir de 30% uniquement de la volaille dinde ou canard alors qu'en dessous de 20%, le rapport privilégie le bœuf et qu'en dessous de 15%, en général, bœuf uniquement. Ne pas favoriser le choix de protéines issus de mouton ou agneau par contre une partie de protéines de poisson est un très bon complément des protéines de volaille ainsi que du foie et des graisses de volaille pour leurs hautes teneurs en matières grasses non saturées et en acides linoléique et arachidonique.

 

En conclusion :

Le premier critère n’est donc pas la quantité mais la qualité des protéines et le type de viande utilisée. Il faut aussi être vigilant sur le conditionnement de ces viandes, cette information est capitale et souvent absente et pour cause.  La viande déshydratée parait être la meilleure solution, mais pas toujours, même déshydratée elle peut aussi être obtenue à partir de déchets d’abattage broyés. Si elle est  issue de farines animales, elle y est toujours et on y trouve de tout sauf de la viande (carcasses, cartilages peau, plumes, becs, etc...).

Souvent, seule l'indication "premium" "super premium" voir "ultra premium" basé sur le taux de digestibilité (coefficient d'utilisation digestive : matière sèche ingérée - matière excrétée / matière sèche ingérée = %) offre un indice et la plupart des recettes pour chiens des grandes marques, sont créées en partant du principe que leur système digestif est similaire à celui des humains, avec un fort accent mis sur les hydrates de carbone. Cela est partiellement dû au fait que les hydrates de carbone sont bon marché et qu'ils ont une durée de conservation plus longue. Ce constat est également valable pour les "rations ménagères", qui se contentent de reproduire les mêmes proportions de protéines, de graisses et d'hydrates de carbone que l'on trouve dans les aliments commerciaux : usage des céréales comme le riz ou les flocons d’avoine et de maïs. Ces recettes suivent les mêmes règles que celles des principaux fabricants d'aliments industriels plutôt que d'être conçues pour couvrir les besoins nutritionnels réels du chien. Il est difficile de ne pas suivre leurs consignes, au vu de leurs déclarations de standards nutritionnels et de régimes équilibrés. Mais il faut garder à l'esprit que ces régimes sont conçus spécifiquement pour répondre à des questions de rentabilité, de conservation et de stockage. Ces aliments sont plus conçus pour couvrir les besoins des industriels que ceux des chiens. Le coût de fabrication d'une alimentation à base de céréales respectant les normes en vigueur, est beaucoup moins important que celui à base de viande. L'exemple le plus récent est le scandale en 2007, dans lequel de la mélamine ( lien ) avait été trouvée dans le gluten de blé utilisé comme source de protéines dans plus de 100 marques de croquettes pour chiens et chats. La mélamine est un ingrédient utilisé dans les plastiques et engrais qui entraîne une insuffisance rénale chez les animaux.

Bannissez les croquettes pour chiens quelque soit la marque avec l'inscription de l'un de ces quatre antioxydants : BHA (E320), BHT (E321), Gallate de Propyle (E310) et Ethoxyquine (E324) ce sont des poisons !

   

Voyons maintenant les croquettes NUTRIVET gamme «INSTINCT» données à Gaya à raison de 340 g / jour auquelles je rajoute 6 à 7 doses d'huile de saumon sauvage (et sur conseil de mon véto, en commençant par une cuillère à déssert, une cuillère à soupe de graisse de canard la veille des entrainements canicross dépassant 30mn).
Cette quantité de croquette est bien sûr à moduler en fonction de la charge d'entraînement et de la dépense physique de Gaya. En l'absence de caniVTT et de canicross pendant une période longue comme par exemple un été caniculaire je suis descendu à 240 g/jour sans avoir besoin de changer de gamme.

 

«INSTINCT» = 0% CEREALES

«INSTINCT» = 20% de FRUITS et LEGUMES

«INSTINCT» = 80% de viande, ce qui après ce qui vient d'être dit, n'est pas un problème à partir du moment où :

«INSTINCT» utilise principalement des sources de viandes fraîches désossées en tant qu’apport de protéines (voir la rubrique MELANGE DE MINERAUX sur leur site internet ( lien ) Ce ne sont pas des carcasses et c'est la garantie de l'absence d'un excès de collagène dans la ration.

Et que :

« INSTINCT » s’est attaché à diversifier ses sources de viandes : poulet (30% mini), agneau (11% mini) dinde (10% mini), saumon (5% mini) + Oeufs entier déshydratés (4%mini)

«INSTINCT» privilégie les matières grasses animales : huiles et graisses 100% volaille, sauf bien entendu, celles naturellement contenues dans l'agneau le saumon et les oeufs entiers.

 

45/16 pour le Puppy

42/16 pour le Nutritive

42/21 pour l'Energetic

Antioxydants :

  • Vitamine A : 33000 UI/kg
  • Vitamine E : 500 mg/kg
  • Vitamine C : 200 mg/kg

 

Calcium 1,75% - Phosphore 1,50%

Tartatre de L-Carnitine


Température de cuisson : 80/85°C maxi (croquettes obtenues par extrusion).

.
Pour info la cuisson vapeur (100°C) préserve les vitamines, il n'y a aucune raison pour qu'elles soit détruites avec 15 à 20 °C de moins. Au cours de la cuisson, la majeure partie des pertes (25 à 60 %) est due, non pas à la cuisson, mais à l’extraction des vitamines hydrosolubles par l’eau de cuisson qui est, en général, jetée par la ménagère.

Pas d'antioxydant ni de concervateur chimique. (Extraits d'origine naturelle riches en tocophérols)

Présence de F.O.S. ( fructo-oligo-sacharrides) et de M.O.S. ( manno-oligo-sacharrides) prébiotiques, qui sont la nourriture des "bonnes bactéries" de l'intestin (lactobacilli et bifidobacteria) qui contribuent à un bon transit et un bon équilibre digestif, et jouent un rôle primordial dans le bon fonctionnement du système immunitaire. Les F.O.S. sont des glucides naturels rencontrés entre autre, dans les pulpes de betterave qui ont pour particularité d'être riches en fibres fermentissibles. Ces fermentations libèrent des acides gras à chaînes courtes qui empêchent le développement de bactéries pathogènes, tout en ayant de nombreux autres effets bénéfiques sur la muqueuse intestinale.
Présence de chondroïtine et glucosamine, protecteurs puissants des cartilages et articulations, rôle préventif dans l'arthrose.
A noter que les croquettes qui en contiennent ne sont pas si nombreuses!

 

 

Depuis que Gaya est au NUTRIVET «INSTINCT» ( fin février 2012) son poids, très stable, est compris entre 23 et 24kg, elle est très tonique, n'a plus que 2 petites selles par jour, ses fèces (crottes) sont très fermes et bien noires (c’est tellement plus facile à ramasser et ça lui permet aussi de vider ses glandes anales) et jamais plus aucune flatulence.

Du point de vu budget, bien sûr le prix des 12kg est élevé, mais comme je lui en donne largement entre un bon 1/3 et la moitié de moins par rapport aux précédentes (Eukanuba et Proplan), ça ne lui surcharge plus l'estomac et je réalise une économie malgré l'addition d'huile de saumon sauvage.

Après avoir distribué en mouvement la totalité de la gamelle jusqu'a 6 mois pendant le "travail", j'en suis aujourd’hui à environs 1/3 de la ration le matin, 1/3 dans la journée en récompense (cette proportion peut diminuer avec les mois qui passent, mais ne sera jamais totalement supprimée), le 1/3 restant le soir avec l'huile de saumon et les éventuelles croquettes récompenses non distribuées.

Cependant il a été constaté par des mushers, que pour augmenter la musculature, le repas pris la matinée est meilleur que pris l'après midi ou le soir et que le régime le plus efficace est 80% de la ration protéique le matin et 20% le soir, aussi, j’adapterai ou non, mes rations en conséquence, sachant qu'une grosse partie des croquettes est utilisée en récompense pendant le travail et qu'il est quand même plus facile de nourrir le soir.

Les croquettes sans céréale donnent un physique plutôt "sec" à l'animal (les côtes sont apparentes), ce qu'il ne faut surtout pas confondre avec de la maigreur et être tenté d'augmenter trop vite les rations, on fera surtout varier la quantité de carburant c'est à dire le gras. La musculature et la condition physique s'obtiennent par un entrainement approprié ( lien ) . Ne pas oublier que si le chien de sport manque de gras, il va fabriquer du glucose à partir des protéines au lieu de les utiliser pour faire du muscle. Qu'il soit bien ou mal conduit, l'effort est un stress pour l'organisme qui induit de nombreux effets sur le fonctionnement du tube digestif (diarrhées d'effort ) Les meilleurs résultats semblent être obtenus en prenant soin de réhydrater en couvrant simplement les croquettes à l'aide d'eau tiède trente minutes avant le repas. Attention toutefois, un repas trop hydraté sera par contre responsable d'un effet d'eau dans l'estomac, avec libération dans l'intestin de protéines non prédigérées qui seront sourse de diarrhée osmotique.

 

En fait j'ai fini par abandonné la graisse de canard, trop contraignante à gérer, pour augmenter l'huile de saumon sauvage de quelques pressions et Gaya ne s'en porte pas plus mal. Elle fini l'année 2012 avec une super condition physique.

Début 2013, en fonction des charges d’entrainement, je l'ai passé à l’ENERGETIC & NUTRITIONAL Adulte à 21% de gras ( lien ) en alternance avec le NUTRITIVE & HEALTH Adulte ( lien ) , je garde ce qu'il me reste de PUPPY ( 45% de protéïne) pour ses chaleurs.

Depuis que la proportion de course à pied a diminué par rapport aux entrainements VTT, j'ai dû augmenter les rations de Gaya et les stabiliser entre 340 et 380 gr par jour, uniquement avec de l’ENERGETIC & NUTRITIONAL pour la maintenir entre 23 et 24 kg, poids où Gaya semble être dans le meilleur de sa forme aussi bien pour son aisance dans les sauts que dans l'explosivité de ses attaques. Je pèse Gaya tous les samedis matin et j'ajuste sa ration hebdomadaire à +/- 20 gr par jour en fonction du poids relevé.

« Le besoin énergétique du chien qui travaille est certes augmenté par rapport à celui correspondant au simple entretien du même chien, mais il dépend de nombreuses variables et demeure parfois encore difficile à déterminer. L'objectif de chaque utilisateur doit être avant tout de maintenir le poids de forme du chien en le pesant chaque semaine et en adaptant ainsi les quantités d'aliments distribués .» Dominique Grandjean

 

Pourquoi l’huile doit impérativement provenir de poissons sauvages

Indépendamment des antibiotiques, pesticides (DIFLUBENZURON) et autres poluants contenus dans leur alimentation, les poissons d'élevage sont naturellement moins riches en omégas 3, car les omégas 3 sont synthétisés par les poissons à partir des algues, planctons ou autres crevettes et poissons sauvages qu'ils consomment dans la nature, ou que leurs proies ont consommé. En élevage, ces aliments ne font jamais parties de leur rations, et donc leur teneur en omégas 3 s’en trouve trés diminuée, voir nulle.
L'équilibre entre les omégas 3 et les omégas 6 présents en plus grande quantité dans les gaisses animales, qui devrait être de 1 pour 1, risque d'être rompu. Trop d'omégas 6 et pas assez d'omégas 3 nuit à l'utilisation des omégas 3 par le corps. En effet, les omégas 6 et 3 ont besoin d'autres micro-nutriments pour être utilisés par l'organisme de façon efficace. Les vitamines B3, B6, C et E sont utilisées pour les omégas 3 et 6, mais aussi le zinc et le magnésium. Avec un apport en omégas 6 trop important, ce sont ces omégas 6 qui vont surconsommer ces vitamines et minéraux, n'en laissant pas assez pour l'assimilation et l'utilisation des omégas 3.

In fine, ce déséquilibre entraîne les mêmes troubles qu'une carence en omégas 3 : trouble cardio-vasculaires, allergie, diminution du potentiel anti-inflammatoire...

Les acides gras omégas 3 permettent d'augmenter la perméabilité membranaire (ils améliorent le passage l'oxygène dans les cellules et la déformabilité des globules rouges) et ils ont un rôle dans la prévention des ruptures des fibres musculaires.

 

Marques ou gammes de croquettes sans céréale avec les sites où l'on peut commander : (toutes ne se valent pas, m.a.j. 30/11/2013)



- Nutrivet Instinct (toute la gamme) + huile de saumon sauvage
sur le site de nutrivet, animalins, Meilleur rapport qualité/prix et délais...

- Orijen (toutes les gammes)
sur croqadom, pets-animalia, nourrircommelanature, ecolovie87, comptoiranimalier, wanimo...

- Orijen pressé à froid (formule 90/10)
pas encore dispo pour le moment en Europe, pour bientôt...

- Maxima adulte et junior sur nourrircommelanature, dewandas

- Acana (les 4 gammes sans céréale, Wild Prairie, Pacifica, Grasslands et Ranchlands, 10 autres gammes avec un peu de céréales)
sur croqadom, pets-animalia, nourrircommelanature, ecolovie87, comptoiranimalier, ideal-croquettes, wanimo...

- Taste of the Wild (toutes les gammes)
sur croqadom, pets-animalia, nourrircommelanature, ecolovie87, croqfrance...

- Applaws (toutes les gammes)
sur nourrircommelanature, wanimo, mikalo, ideal-croquettes, petmeds...

- ProNature Holistic (1 seule gamme sur 5, canard à l'orange)
sur croqfrance, croqadom, universcanin.kingeshop, dogs-discount/dogs world

- Dog Lover's Gold (2 gammes) passion poulet et passion saumon
sur dcs78.fr

- Purizon (2 gammes)
sur zooplus (au moins cher sur le .es, dispo sur le fr, be, de, it, co.uk...)

- Cotecnica GARIN FREE (2 gammes, 1 puppy et 1 adulte)
sur dewandas, lacompagniedescroquettes, ideal-croquettes et sur nourricommelanature

- Nutram grain free (2 gammes, saumon/truite, ou canard/poulet, 2 tailles possibles !)
sur pets-animalia

- Canine Caviar Holistic grain free puppy (uniquement sans scéréale pour chiots, convient aux adultes)
sur nourrircommlenature, lacompagniedescroquettes

- Naturea (toutes gammes) sur miscota

- Atavik ! sur afondlesgamelles

- Farrado (les 3 gammes)
sur dogpawstore, farrado

-Power Of Nature (1 gamme, Meadowland)
sur des sites allemands, (environ 50 à 60 €/15kgs si vous trouvez)

- Brit Carnilove (2 gammes)
pour l'instant non dispo en France, va arriver sous peu de temps !



De qualité inférieure :


- Fish4Dogs, aliment uniquement au poisson (5 gammes, 2 pour petits chiens saumon ou poisson complet, 2 pour autres tailles dans les même goûts, et 1 gamme pour chiots) sur seulementnaturel

- Lupovet (1 seule gamme sur 5, la gamme IBDerma-Hyposens)
sur le site de Lupovet

- Now grain free (toutes les gammes)
aps-choice, comptoiranimalier...

- Wolfsblut (7 gammes sur 9, mais ne se valent pas toutes : 2 gammes avec un peu de riz complet, Wolfsblut Alaska Salmon & Wolfsblut Range Lamb)
sur nourriture-chien-chat

- Arden Grange (1 seule gamme sur 14, la "sensible")
sur petmeds, wouaf-wouaf, mikalo, ardengrangefrance...

- James wellbeloved (1 seule gamme, ils font aussi des friandises sans céréales)
sur petmeds

- Marp
sur croqadom

- Amikinos (2 gammes sur 4, gamme exigence (chiots et chiens actifs) et gamme protector (seniors et chiens stérilisés))
sur le site d'Amikinos...

- Brit Care (1 seule gamme sur 10, Brit Care Venison)
sur pets-animalia, animalland, duchienohchat, ecolovie87...

 

De qualité très moyenne voir franchement pas intéressante :

- Luposan (les 2 gammes dispo)
sur zooplus, biofan

- Happy Dog (1 seule gamme sur 16, suprême Afrique)
sur zooplus, le site de happy dog, sud-croquettes

- Mera Dog (1 seule gamme sur 17, "pure Dinde & Pommes de terre", friandises sans céréales aussi disponibles)
sur zooplus (fr et be)

- Exclusion (toutes les gammes)
sur zooplus

- Olympian, 1 seule gamme sans céréale au canard
sur seulementnaturel mais le site a fermé à voir ailleurs

Qu'il y ait des produits puppy, adulte, activité intense, faible activité, ça s'appelle juste du marketing de segmentation de marché, pour vendre plus, pour mieux cibler la clientèle. Les gens aiment aussi avoir une croquette adaptée à chaque âge de leur toutou, voir des "spéciales race", là c'est vraiment de la pure flagornerie, ça flatte le propriétaire. Ce qui ne veut pas dire que ces croquettes soient moins bien intrinsèquement, au fond les compositions sont très semblables, les puppys sont plus riches en viandes, les High Activity contiennent moins de viande et sont plus grasses......... Ce qui semble être tout à fait normal.

 

Lors des changements d'alimentation qui doivent se faire avec une transition plus ou moins longue suivant la nature du changement (en général de 1 à 3 semaines), on peut rajouter des probiotiques à la ration journalière qui aideront à renforcer le travail de la flore intestinale. Ne colonisant pas l'intestin, ces probiotiques devront être fournis quotidiennement en cure de 30 jours.

 

 

Flore équilibre probiotiques : c' est de l'ultralevure pour chiens, composée de bactéries vivantes capables d'exercer des effets bénéfiques sur la santé et le bien être du chien.

Si il n'y avait qu'un produit à utiliser de temps en temps ce serait bien celui là.

 

 

Leva- Carb Au départ formulé pour les poulains, mais également recommandé chez les chiens, chats, bovins, ovins, caprins, porcins, volailles, à saupoudrer directement sur la viande ou les croquettes.
Conditionné aussi en seringue de 60ml pour une utilisation plus facile, bien qu'avec mes chiens la poudre ne soit pas un problème.
En formant un pansement intestinal et en absorbant les bactéries, il aide au traitement des diarrhées. Il favorise le développement d'une flore digestive stable et équilibrée, optimise le bon fonctionnement du tractus digestif. L'argile verte recommandée pour les infections virales intestinales permet d'assainir la sphère intestinale. Elle possède également des propriétés anti-infectieuses, anti-inflammatoires, adoucissantes et cicatrisantes. Le charbon actif vient compléter les actions de l'argile verte car il constitue un véritable pansement gastro-intestinal. Le charbon et l'argile verte possèdent tous deux un pouvoir désinfectant,antitoxique et absorbant des gaz.
Petits chiens : 1 à 3 gr 3 fois par jour
Grands chiens : 3 à 5 gr 3 fois par jour
A ne pas mélanger avec un traitement médicamenteux : le charbon actif absorberait aussi le médicament au passage.
Pas d'utilisation prolongée
non plus, le charbon actif absorbe aussi les minéraux et les vitamines et vous risqueriez des carences
Peut être utilisé en préventif. Excellent produit contre les diarrhées d'effort ou provoquées par le stress.

 

Malgré une bonne transition avec les précédentes croquettes contenant des céréales, certains propriétaires oublient qu'un aliment sans céréale est un aliment très digestible qui passe beaucoup plus rapidement dans l'intestin du chien et qu'il faudra donc diminuer les doses de façon drastique en cas d'apparition  de diarrhée pour stabiliser le transit.
On réaugmentera ensuite 20 grammes par 20 grammes maximum en faisant des paliers, mais sans jamais redonner autant que des croquettes avec céréales puisque comme on l'a vu, il faut déduire de la ration journalière une quantité au moins égale au volume des céréales qui ne servent à rien d'autre, pour le chien, que de ralentir le transit.
La règle est la suivante : fèces dures et sêches on augmente de 20 gr., fèces molles on diminue de 20 à 40 dr.

 

 

 
     
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